L’histoire de la jupe crayon

 

 

 

La jupe crayon s’impose dans le dressing des femmes de tous horizons et de tous style. Elle est devenue au fil des époques un intemporel de la mode. Objet iconique, Angelina Jolie a d’ailleurs été élue« the queen of the pencil skirt » suite à son rôle dans le film Mr and Mrs Smith.

 

La jupe crayon trouve son origine dans les années 40 à Londres. En raison des pénuries de tissus provoquées par la seconde Guerre Mondiale, le gouvernement britannique demande à l’Incorporated Society of London Fashion Designer de penser un modèle de jupe simple et facile à produire, utilisant le moins d’étoffe possible. La jupe crayon est née : en dessous du genou, très moulante, avec une fente de 15cm sur l’arrière pour ne pas gêner les mouvements ; elle marque la rupture avec les années folles.

 

 

 

Dès lors, la jupe crayon devient une icône de la femme glamour. En 1954, Christian Dior en fait d’ailleurs un élément de sa collection. Selon lui, la jupe crayon est « une architecture éphémère destinée à exalter les proportions du corps féminin ». Elle dévoile le corps de la femme sans le montrer, ce qui contribue à reféminiser la femme androgyne des années 30.

 

Les années 60 voient naitre la grande rivale de la jupe crayon : la mini jupe ! Les femmes des années 60 dévoilent leurs jambes et la jupe crayon reste au placard. Il faudra attendre les années 80 pour la revoir portée par les femmes. Elle est alors le symbole de la working girl, synonyme d’influence et de pouvoir. En 2010, notre fidèle jupe connait un second come-back et est aujourd’hui, avec ses amis les escarpins, la meilleure alliée de la femme active, dans un esprit chic minimalist.