Le jean est un vêtement mythique, que l’on voit aussi bien dans la rue, les catwalks ou dans le monde très sélect de la haute couture. Mixte, il a traversé les époques et les générations, avec différentes coupes, couleurs et délavages. Le jean homme s’est transformé au fil du temps, avec des coupes tendances en fonction des époques. Aujourd’hui, cette matière résistante et solide est utilisée pour la mode enfant, la maroquinerie,  le linge de maison et la décoration.

 

Dans l’histoire du jean, il faut bien distinguer 2 matières différentes : le denim et la toile de Gênes.

Le denim est un tissu de coton en armure de serge. Sa fabrication est le résultat d’un entrelacement serré d’un fil de trame clair, dans le sens de la largeur sur le métier à tisser et d’un fil de chaîne teint, qui est le fil tendu dans le sens de longueur et qui sert de support de trame. Le tissu sergé est fabriqué à Nîmes d’où son nom denim.

 

La toile de Gênes ne contient pas de coton, mais du lin et de la laine. Au XVIème siècle, elle sert à la fabrication des voiles de bateaux et des pantalons de marins, dans la république indépendante de Gênes en Italie. La toile de Gênes que l’on appelle jean sert à la confection des vêtements notamment pour le travail des esclaves au XVIIIème siècle.

 

La naissance du jean va venir de la rencontre entre Levi Strauss et le tailleur Davis, d’origine lettonienne, qui avait une usine de filage dans le Nevada. En 1872, Davis va concevoir un pantalon solide pour un bûcheron, avec de la toile achetée à Levi Strauss. Toutefois, il va apporter une modification qui va avoir un impact positif sur la solidité du pantalon : le placement de rivets en cuivre pour renforcer le tissu, au niveau des poches et des points d’usure habituels.

Le jean est un vêtement qui suit l’histoire et les évolutions sociétales. Lors de la crise financière de 1929, aux états-Unis, le jeans est un pantalon bon marché, que les ouvriers et les paysans choisissent pour sa résistance et sa solidité. Si Levi’s ne proposait que des braguettes à boutons, Lee Company propose en 1926 le premier jeans avec fermeture éclair.

 

Dans les années 30, le jeans n’est plus considéré comme un vêtement de travail, mais devient un pantalon de prêt-à-porter pour les étudiants, les artistes et les femmes. Si la teinte indigo est toujours de mise, c’est à partir de 1940 que le jean se teint en noir. Suite au débarquement de la Seconde Guerre mondiale, le jean arrive en Europe en 1945, avec les GI’s. De nos jours, la couleur est régulièrement de mise. Le noir bien sûr, mais aussi le blanc, la mode se charge chaque année de donner des couleurs au jean.

 

Dans les années 50, les femmes portent sagement le jean foncé, taille haute, façon pantalon raccourci, avec un chemisier et des mocassins plats. Les hommes, quant à eux, portent le jean comme un symbole de rébellion de la jeunesse, avec un blouson de moto noir, façon biker en Harley. Les acteurs James Dean et Marlon Brando le portent dans de nombreux films.

A partir des années 60, le jean devient une pièce universelle portée par toutes les classes sociales et tous les âges. Pour les femmes, il se porte près du corps, cigarette, de manière sensuelle.

 

Avec les années 70, le jeans devient un symbole cool du mouvement hippie. Alors qu’il se portait en coupe droite ou étroite, il s’élargit en patte d’éléphant, se customise avec des broderies, des fleurs…